Les cultures fruitières et les cultures maraichères

Les apports sont très variables selon les espèces et les variétés. D’une manière générale, on fera une fumure de fond en automne, complétée éventuellement par des apports de printemps.

Cultures fruitières

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Apports d’automne

Automne

Automne

On effectuera, dans la mesure du possible, un apport de fumier (20 à 30 t/ha de fumier de bovins ou 10 à 15 t/ha de fumier de moutons) à défaut, on pourra apporter :

  • du compost du commerce (2 à 15 t en fonction de sa richesse en éléments fertilisants)
  • ou du fumier de poule (1 à 3 t en fonction de sa richesse), à la condition qu’il ne contienne pas de résidus d’antibiotiques
  • ou, à l’extrême rigueur, en période de conversion, du compost urbain (20 t/ha)

Apports de printemps

Ils varieront en fonction :

  • des exigences de la culture pratiquée
  • de l’importance de l’apport effectué en automne
  • de l’aspect de la végétation
  • de la richesse du sol

Pour les culture très exigeantes (vergers intensifs de pommiers et de poiriers), il sera nécessaire, si la fumure d’automne n’a pas été abondante, d’apporter 30 à 60 unités d’azotes sous la forme d’un engrais organique assez rapidement assimilable.

Pour les cultures moins exigeantes (vigne) l’apport d’automne est généralement suffisant.

Le engrais verts annuels, ou l’herbement permanent, lorsque le climat le permet, sont indispensables au maintien de la fertilité du sol dans les vergers. Pour les engrais verts annuels, les mélanges à base de vesce (associée à du seigle ou de l’avoine, plus éventuellement un peu de colza ou de moutarde), donnent généralement d’excellents résultats.

L’engrais vert est semé en août-septembre, et enfoui très superficiellement au printemps. Lorsqu’on ne dispose pas de fumier, on effectuera des apports de paille (4 à 5 t/ha) de préférence sur l’engrais vert. Dans ce cas, il faudra faire un apport d’engrais azoté organique.

Dans les sols très pauvre en humus, on pourra apporter de la tourbe (environ 250 balles à l’hectare) ; on apportera en même temps 400 à 500 kg de lithothamne pour corriger l’acidité de la tourbe et accélérer sa décomposition.

De pulvérisations foliaires à base d’algues vertes pendant la végétation donnent généralement d’excellents résultats.

Cultures maraichères

Cultures maraichères

Cultures maraichères

En culture maraîchère intensive, il est nécessaire d’effectuer des apports importants et fréquents. La nature des apports dépend essentiellement de la culture pratiquée.

Certaines cultures demandent une fumure organique très abondante :

  • tomate
  • courge
  • potiron
  • concombre
  • choux
  • poireaux

Les tomates et les cucurbitacées (courge, potiron, concombre), supportent une matière organique peu décomposée (fumier frais, compost jeune).

Les choux et les poireaux se trouvent bien d’apports de compost et de purin fermenté.

D’autres cultures sont assez exigeantes, mais supportent mal la matière organique fraîche. C’est le cas de la laitue, des céleris, des betteraves rouges. On leur fournira du compost bien décomposé.

D’autres cultures, enfin, sont moins exigeantes et ne supportent pas la matière organique fraîche. C’est le cas, notamment :

  • des carottes de l’ail
  • de l’oignon
  • des légumineuses (pois, haricot, fève)

On ne leur apportera aucune fumure organique si le sol est suffisamment riche. Dans le cas contraire, on fera un apport de compost très décomposé. En maraîchage intensif, il est indispensable d’effectuer des apports fréquents et abondants, sous une forme rapidement utilisable pour les plantes.

C’est pourquoi un compost bien décomposé est le fertilisant idéal pour ce type de cultures : il permet de faire un apport entre deux culture et de semer immédiatement après.

Rappelons l’importance, en maraîchage, des engrais verts, trop souvent négligés par les maraîches qui estiment ne pas avoir suffisamment de place pour réserver une partie de leur terrain aux engrais verts.

En fait, il s’avère souvent plus rentable de cultiver une surface un peu moins grande pour pouvoir inclure des engrais verts, en culture annuelle ou en culture dérobées, dans la rotation. Les coûts de fertilisation sont moins élevés et les rendements sont supérieurs.

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