Imprimer son éco-responsabilité

La concurrence de l’internet n’y fait rien. Notre consommation de papier continue d’augmenter, et les nouvelles technologies créent de nouveaux besoins… d’impression ! Raison de plus pour se pencher sur la question d’un usage plus responsable du papier et d’une impression plus écologique.

Le choix d’un papier recyclé

Quelques chiffres

  • Un papier est considéré comme recyclé s’il contient un minimum de 50 % de déchets de papier imprimé.
  • Le papier recyclé nécessite pour sa fabrication 70 à 90% d’énergie en moins que le papier fibres vierges.
  • Conformément aux décisions du Grenelle de l’environnement, l’Administration française devra utiliser 100% de papier recyclé, en 2012. D’ici là, elle devra réduire de 50% sa consommation de papier.

Il y a peu encore, le processus industriel permettant de recycler le papier était extrêmement polluant et l’affichage de cette démarche se voulant écologique relevait du pur marketing. Aujourd’hui, le choix d’un papier utilisant des fibres recyclées (50% minimum) a enfin tout son sens : sa production est plus économe en eau, en énergie, en matières polluantes et son coût peut être équivalent au papier non recyclé (fibres vierges).

Que nous disent les logos et labels  ?

Certains logos mentionnent en pourcentage la présence de fibres recyclées, mais uniquement cela :

  • Logo APURl’Apur (Association des producteurs et utilisateurs de papiers-cartons recyclés) a créé sa propre marque.
  • Anneau de Möbiusl’anneau de Möbius : c’est LE logo des matériaux recyclables et/ou recyclés. Attention, il n’a pas la même signification qu’il soit accompagné d’un pourcentage de fibres recyclées (papier), ou non. Sans indication chiffrée, il indique non pas que le matériau est recyclé mais recyclable… Ce qui n’apporte pas grand chose dans le cas du papier, ce dernier étant un matériau en principe recyclable !

Côté écolabels, il en existe trois à l’échelle de l’Europe. Ils intègrent une démarche visant à réduire l’impact sur l’environnement (énergie, rejets, déchets…) :

FSC, pour le papier aussi…

Pour un usage responsable et économe du papier :

  • Eviter d’imprimer les courriels.
  • Imprimer et photocopier recto/verso.
  • Conserver les feuilles en partie utilisées pour les brouillons.
  • Utiliser si possible des polices de caractères économes.
  • Et penser au tri sélectif pour être certain que papiers et magazines seront recyclés…

Label FSC

S’il ne concerne pas spécifiquement le papier recyclé, le label FSC est le seul en revanche à  garantir une  gestion durable des forêts selon des normes internationales et indépendantes. Rappelons que la production papetière représente 14 % de l’exploitation forestière, et qu’en France près de 20 % du papier non recyclé provient encore de forêts anciennes.
Le FSC peut s’appliquer au papier recyclé en partie (70% minimum) ou intégralement.
Aujourd’hui, il est de plus en plus présent sur les ramettes de papier que vous achetez dans le commerce mais encore trop rarement au dos des magazines et publications.

Imprim’vert, pour une bonne gestion des déchets

Logo Imprim'vert

L’imprimerie est un secteur utilisant des produits chimiques et dangereux. Leur production génère des déchets dont l’élimination par des filières spécialisées relève d’une obligation réglementaire. Pour autant, en 1998, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Loir-et-Cher et la Chambre Régionale de Métiers et de l’Artisanat du  Centre, créent un label pour une imprimerie plus verte sous le nom d’Imprim’vert . La bonne gestion des déchets y est précisée dans un cahier des charges comprenant trois critères :

  • Elimination de tous les déchets d’imprimerie de façon conforme à la réglementation preuves à l’appui.
  • Sécurisation du stockage des liquides neufs dangereux et des déchets liquides en cours d’utilisation ou non, et ce afin d’éviter tout risque préjudiciable pour les opérateurs et l’environnement, notamment en cas de fuite.
  • Non utilisation de produits étiquetés « toxiques » (symbole « tête de mort »).

Imprim’vert prend son envol et fleurit même sur les documents papier, du magazine au catalogue de vente par correspondance. Label propre aux imprimeries, il devient vite un outil de communication au service du client.
L’entreprise doit ainsi s’engager à sensibiliser sa clientèle  sur :
• Le choix du papier (recyclé, papier issu de forêts gérées durablement- FSC, PEFC),
• La consommation du papier (par exemple, conseil d’opter pour un recto/verso plutôt que d’un recto seul, conseil quant à l’utilisation judicieuse du grammage papier…).
Un suivi est effectué auprès de l’entreprise reconnue Imprim’vert.

Des certifications pour un meilleur management environnemental

Un autre outil de gestion en faveur de la protection de l’environnement peut compléter le label Imprim’vert. Il s’agit de la norme ISO 14001, portant sur les actions des entreprises pour réduire au minimum les effets dommageables de ses activités sur l’environnement. Si elle n’est pas un gage de bonne qualité écologique des produits utilisés (pas d’exigence quant au choix du papier, des encres…), elle reste à ce jour un critère tout à fait crédible de bonne prise en compte des problématiques environnementales. Elle y intègre des critères de politique environnementale (objectifs, planification, mise en oeuvre) et de contrôle.
Certaines imprimeries n’hésitent pas à utiliser ce cadre pour proposer une offre globale en matière d’éco-conception. Elles y intégrent des exigences de papier, d’encres, de gestion des énergies et des transports pour limiter les rejets de CO2… se rapprochant ainsi de la certification européenne EMAS, plus stricte en matière de performance environnementale (objectifs chiffrés) et impliquant une communication publique des résultats.

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