Quand la population impose la bio aux industriels du textile…
Vous vous croyez impuissant face aux productions industrielles peu respectueuses de l’environnement? Vous pensez que l’industrie chimique est un mal nécessaire, une fatalité? Vous désespérez en pensant à l’inéluctable expansion des OGM dans les champs de coton? Revue Bio vous apporte la preuve de votre pouvoir sur les industriels du textile par des exemples concrets.

crédit MDRGF
Même s’il s’agit de profiter d’un marché jugé porteur plus que pour sauver la planète, les industriels du monde entier s’alignent sur les nouvelles exigeances des bio-consommateurs.
Au Bangladesh, Norman Group of Industries, le plus grand groupe textile du pays, va créer une gamme de produits bio et issus du commerce équitable « d’ici à l’année prochaine », informe Sajedur Rhaman Talukder, directeur marketing. « C’est une demande du marché », confirme-t-il.
Le Coréen Ludia entame la commercialisation de produits bio pour faire face au ralentissement économique et pour répondre à la demande croissante des consommateurs préférant désormais les fibres naturelles, indique l’un de ses responsables.
US Denim, industriel pakistanais du textile, confectionne ses denims à partir de coton biologique mais aussi de bambou, il a adopté en outre des techniques de production respectueuses de l’environnement. Syed Adeel Haider, directeur adjoint marketing : « Nous utilisons tous nos déchets, nous ne voulons pas porter atteinte à l’environnement ». US Denim est notamment le fournisseur des marques Levis, Esprit et Marks and Spencer.
La « demande croissante » en produits bio des pays européens, des Etats-Unis et du Canada pousse les « entreprises chinoises à s’adapter », explique York Yan, représentant en Chine du salon du textile Texworld qui s’est déroulé au Bourget (Seine-Saint-Denis, 93) du 9 au 12 février 2009.
Bref, n’oubliez pas que c’est vous, consommateurs, qui donnez vos ordres au marché, et non pas l’inverse… Plus nous nous informerons sur les dangers de ces types de production et plus nous communiquerons sur ces sujets, plus les industriels et les politiques seront contraints d’évoluer vers la bio et le développement durable.

