Le travail du sol par les êtres vivant du sol et par les plantes

Seule l’activité biologique du sol peut lui conférer une structure stable et optimale : aucun travail mécanique ne peut remplacer le travail des êtres vivants.

Les êtres vivants du sol

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Être vivant du sol

Être vivant du sol

Les filaments des champignons microscopiques jouent un rôle particulièrement important dans la constitution des agrégats du sol. Dans un sol fertile, la longueur de ces filaments peut atteindre 5 mètres par cm3 de sol.

Un sol vivant n’exige qu’un travail mécanique réduit, qui peut être effectué très rapidement, avec une faible dépense d’énergie et presque à n’importe quel moment de l’année. Il se ressuie rapidement après la pluie, il reste meuble et garde une bonne structure même en l’absence de tout travail du sol. Il supporte sans grands dommages des façons culturales effectuées dans de mauvaises conditions.

On trouve de tels sols notamment dans les prairies bien entretenues et en culture maraîchère.

Au contraire, un sol ayant un faible activité biologique sera difficile à travailler : on ne pourra l’ameublir mécaniquement qu’à certains moments bien précis, correspondants à une teneur en eau donnée, et il exigera des tracteurs puissants.

La structure créée par le travail mécanique disparaîtra rapidement avec les pluies et les passages de tracteurs et autres engins.

Les racines des plantes

Racine

Racine

Les racines des plantes constituent, comme les êtres vivants du sol, des outils de travail gratuits et irremplaçables. Par exemple, l’introduction dans la rotation de plantes à enracinement profond permet souvent de supprimer le sous-solage.

Aucun machine n’est capable d’effectuer le travail fait par les racines d’une prairie temporaire, dont les multiples ramifications pénètrent le sol en tous sens.

C’est pourquoi il est particulièrement important de faire se succéder dans la rotation ou même, chaque fois que l’on peut, de cultiver en association des plantes ayant des systèmes radiculaires différents (par exemple association de graminées et de légumineuses, ou, en maraîchage, de carottes et de poireaux, de choux et de pommes de terre…)

On s’efforcera également de ne jamais laisser le sol inoccupé, non seulement pour qu’il ne reste pas à nu, mais également pour qu’il soit toujours occupé par les racines, qui assurent ainsi un travail continu.

Notons d’ailleurs que le travail par les êtres vivants du sol et le travail par les racines sont indissociables : un sol n’a une bonne activité biologique que s’il est occupé par une culture.

En effet les substances excrétées par les racines aussi bien que les racines elles-mêmes, en perpétuel renouvellement, servent de nourriture à de très nombreux êtres vivants dans le sol, et notamment aux micro-organismes de la rhizosphère.

Un commentaire

  1. Calade

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