La fertilisation des céréales

Les céréales n’exigent pas des apports organiques considérables. Elles craignent même, surtout le blé, les excès de matière organique fraîche.

Cependant, les besoins en azote de la plupart des variétés à haut rendement sont assez élevés. Les apports doivent donc être suffisants, compte tenu des réserves du sol, pour assurer une bonne alimentation azotée de la plante pendant tout son cycle végétatif.

Les apports varieront essentiellement selon le précédent cultural et selon la nature du sol.

Apports en fonction du précédent cultural

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Après une légumineuse pluriannuelle ou une prairie temporaire non dégradée, on peut généralement s’abstenir de tout apport.

  • après une légumineuse annuelle :
    • on peut s’abstenir de tout apport dans le sols profonds en riches en humus et ayant une bonne activité biologique
    • on fera un apport de compost en automne ou encore le purin ou d’engrais organique du commerce à la fin de l’hiver
  • après une plante sarclée ou une autre céréale : dans la mesure du possible, on sèmera un engrais vert dans ou après la culture précédente ; on apportera d’autre part :
    • en automne du fumier frais ou du compost sur l’engrais vert
    • à la fin de l’hiver ou au printemps : soit un apport complémentaire de l’apport d’automne, sous forme d’engrais organique à action rapide à raison de 20 à 40 kg N/ha, soit, si on n’a pas fait de fumure d’automne, un apport de purin fermenté ou d’un engrais organique du commerce, à raison de 30 à 50 kg N/ha à la fin de l’hiver.

Ces apports pourront être réduits en fonction :

  • de la fumure du précédent cultural
  • de la réussite de l’engrais vert
  • de la nature du sol

Apports selon la nature du sol

Humus

Humus

  • dans les sols profonds, riches en humus et se réchauffant rapidement au printemps, on pourra se contenter d’un apport en automne ou en hiver.
  • dans les sols plus pauvres ou se réchauffant mal, un apport complémentaire au printemps est généralement indispensable pour assurer de bons rendements ; cet apport devrai être effectué sous ne forme rapidement assimilable.
  • dans les cas les plus difficiles, on aura recours au nitrate de soude du Chili.

Généralement un apport au moment du tallage sera suffisant. Dans les sols ayant une activité biologique insuffisante, on pourra être amené à effectuer deux apports au printemps ; un tôt au printemps et un au début de la montaison.

Particularités propres aux différentes céréales :

  • le blé est exigeant en azote, mais supporte particulièrement mal la matière organique fraîche ; on évitera donc tous les apports de fumier frais, à moins qu’on puisse les faire très tôt et à faible dose
  • l’orge est un peu moins exigeante en azote que le blé : les apports de printemps pourront être un peu plus faibles ; on les fera également plus tardivement que pour le blé
  • l’avoine a sensiblement les mêmes exigences en azote que l’orge, mais elle supporte mieux la matière organique fraîche ; on pourra donc réduire les apports d’engrais de printemps à action rapide au profit d’un apport de fumier ou de compost jeune à l’automne
  • le seigle est peu exigeant en azote et ne nécessite pas d’apport de printemps

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